THE

BAGGIO'S ROBY

UNIVERSE

 
Biographie 

 

 

     "Maestro [Roberto] Baggio", le 5ème buteur Italien de l'histoire, fait parti des plus grands footballeurs de ce siecle. Charismatique, son toucher de balles, sa maestria, sa rapidité d'exécution et ses passes millimétrées sont rarissimes, voire même uniques.

Roby et ses parents

     Roby est né de Florindo et Mathilde Baggio le 18 Février 1967, un Samedi à 18 heures 15 minutes à Caldogno, une petite ville du nord de Vicenze, en Italie. Avec Gianna, Walter, Carla, Giorgio, Anna Maria, Nadia et Eddy, ses frères et sœurs, il a commencé à jouer au foot dès ses premiers pas dans la maison familiale. A 9 ans, après seulement quelques matchs, il devient la nouvelle star de sa ville natale. En 1979, il marque 42 buts et fait 20 passes décisives dans sa première équipe officielle, Caldogno. Un an plus tard, il entre à Vicenza, en SÉRIE C.

VICENZA: Révélation d'une star

     A sa première saison, Baggio ne joue qu'un match, car n'entrant pas dans les plans du coach Mazzia. Mais à la seconde, après le remplacement de Mazzia par Bruno Giorgi, il joua 6 matchs et dédia le premier but de sa carrière à "son sauveur", le nouvel entraîneur, pour le remercier de lui avoir fait confiance.

     A la saison 1984-1985, il est en forme. Avec  12 buts à son actif en 29 matchs, il permet à Vicenze de remonter en SÉRIE B. Alors, Sven Goran Erikson, impressionné par son talent, l'acheta pour son club, la Fiorentina. Il le rejoignit  le vendredi 03 mai 1985 .

FIORENTINA: Débuts en équipe nationale

Roby à la Fiorentina       Roby et sa femme: Adreina

     A sa première année, il ne joue que 5 matchs en coupe d'Italie, gravement blessé à la cheville. Mais heureusement, le docteur Bosquet réussit son opération et il guérit lentement. Il ne retournera dans les stades qu'à la saison suivante, le dimanche 21 septembre 1986, contre la Sampdoria. D'ailleurs, il décevra en ne marquant qu'un seul but dans ce championnat en 25 matchs, le dimanche 10 mai 1987, contre le Napoli, c'est le premier but en Série A de sa carrière, mais quel but, aprés avoir dribblé toute la défense...Il en sera de même pour sa troisième (27 matchs et 6 buts); et puis, ce sont les vrais débuts: le reveil !!! En effet, à l'année suivante, il marqua 15 buts en 30 matchs et 9 buts en 10 matchs de coupe d'Italie.

       Puis, deux évènements lui arrivèrent:

  • Le mercredi 16 novembre 1988, il fête sa première sélection en équipe nationale contre les Pays-Bas

  • Le dimanche 2 juillet 1989, il épouse Adreina Fabbri, une amie d'enfance, "la seule qui serait restée droite sans bouger s'il visait une pomme posée sur sa tête, avec un ballon".

     A la saison 1989-1990, il inscrit 17 buts en 32 matchs et aide aussi ce club à atteindre la finale de l'UEFA, mais il sera battu par la Juventus. Après, l'impensable se produit: cette dernière, la Juventus, l'ennemi de toujours de la Fiorentina, le met à ses services pour 17 millions de dollars US, un montant record. Alors, les supporters florentins, pour conserver leur idole, assiégent la maison du président et provoquent une énorme émeute (plus de 100 blessés). Puis, débutent les batailles rangées le jeudi 17 mai 1990, lors de l'annonce officielle de Baggio à la Juventus. Depuis lors, chaque Fiorentina - Juventus se termine par une baguarre.

ITALIE 1990: Première médaille

Roby lors de la Coupe du Monde 1990

     Ensuite, place à la Coupe du Monde, Italie 90. Sa bonne préstation durant la saison 1989-1990 lui permet d'être sélectionné. Mais à cause de sa jeunesse et de son inexpérience face à Salvatore Schillaci et Gianluca Vialli, il reste sur le banc les deux premiers matchs. Mais au troisième, contre la Tchécoslovaquie, il joua, gagna et en prime, notre"Divin à la queue de cheval" se paie le luxe, pour son premier match en Coupe du Monde, de traverser litteralement le terrain pour marquer le second plus beau but de toutes les Coupes du Monde. Après ça, l'Italie se qualifiera pour les huitièmes, quarts et demi-finales où elle sera éliminée par l'Argentine. Dans ce match, Roby rentré trop tardivement, n'arrivera pas changer le cours du jeu. Finalement, la Squadra Azzurra se classera troisième, 2-1 contre l'Angleterre où, auteur du premier but, il préferera laisser Schillaci transformer le penalty et marquer le deuxième but, afin d'être sacré meilleur buteur de la competition.

JUVENTUS: La logique récompense

Roby ballon d'or 1993  Roby et sa famille: sa femme Adreina, son fils Mattia et sa fille Valentina  Roby vainqueur de la coupe UEFA

     A la saison 90-91, sa première dans le club bianconeri, il marque 14 buts en 33 matchs de championnat, 4 buts en 6 matchs de coupe d'Italie et 9 buts en 8 matchs de coupe de l'UEFA. Malgré de fréquentes bonnes préstations, ses débuts sont difficiles dans son nouveau club, car il n'est pas du tout apprécié des supporters, mais il faut aussi ajouter que ce sentiment était reciproque, lui qui n'a jamais voulu quitter sa Viola adorée. De toute façon, cela ne durera pas car il s'imposera dans le cœur des tiffosis, et s'affirmera peu à peu comme le veritable leader de l'équipe. Le lundi 02 décembre 1991, il fête la naissance de sa fille Valentina. A la saison suivante, il ajoute à son compteur personnel 18 buts en 32 matchs. La saison 92-93 sera la meilleure avec la vecchia signora:
CHAMPIONNAT: 21 buts en 27 matchs
COUPE D'ITALIE: 3 buts en 7 matchs
COUPE DE L'UEFA: 6 buts en 9 matchs

     Et parmi ces 6 buts en UEFA, les 5 seront inscrits lors des 2 derniers matchs: un triplé en demi-finale contre le PSG, et un doublé en finale contre le Borussia Dortmund; et c'est son premier titre majeur. En Décembre, il est logiquement sacré meilleur joueur d'Europe et du Monde de l'année 1993, ballon d'or et meilleur joueur FIFA.

     La saison suivante, il marque 17 buts en 32 matchs en Calcio, 2 buts en 2 matchs de coupe d'Italie et 3 buts en 7 matchs de coupe de l'UEFA. En mai 94, juste avant la coupe du monde, sa femme lui donne un second enfant, un garçon cette fois; il se nomme Mattia .

USA 94: Le ratage final

Finale de la coupe du monde 94:Roby rate le dernier penalty

     Puis vint la coupe du monde 1994. Comme celle précédente, Roby est sélectionné, avec comme coach Arrigo Sacchi, mais cette fois-ci, et un statut de titulaire indiscutable (privilége qu'il ne partage qu'avec les 4 défenseurs milanais Baresi, Maldini, Costacurta et Tassoti). Au premier tour, tout le monde attend la nouvelle star italienne, mondiale, Roberto Baggio, trop attendu peut-être, car pour son 1er match contre l'Irlande, l'Italie, mais surtout Roby deçoivent. Une équipe sans fond de jeu, un meneur transparent, ils disputeront leur pire match de la compêtition. C'est sans surprise qu'il se solde par une défaite 1-0. Contre la Norvége, pour la 2ème journée, la Squaddra joue déjà sa survie. Une défaite annulant toutes ses chances de qualification, elle aura besoin d'un Roby des grands jours pour se tirer d'affaire. L'Italie débute bien la rencontre. Avec un Roby un peu plus inspiré, elle domine le match, mais sans pour autant concrétiser ses occas. Pourtant, dès leur première action, les norvégiens se procurent la meilleure occasion du match: sur un dégagement qui semble annodin du défenseur Berg, Leonhardsen reussit à se faufiler derrière l'arriere garde italienne, et Pagliuca, le gardien est obligé d'intervenir et de degager des points...en dehors de ITALIE 1-1 MEXIQUE la surface. Carton rouge. Afin de faire rentrer Marchegiani, le gardien remplaçant, Sacchi, le coach, choisit de faire sortir...Roberto Baggio, la star, l'espoir, le meilleur homme du match à cet instant. Celui-ci ne cache pas sa surprise et son incomprehension, et ne se gene pas de le lui faire remarquer. Depuis cet évènement, ses relations avec Sacchi se sont détériorées. Quant à l'Italie, elle remporte néanmoins le match 1-0, sur un but de Baggio, Dino Baggio. Lors de la  troisième rencontre, l'Italie concéde le nul 1-1 contre le Méxique, Massaro ayant ouvert le score au début de la 2ème période. Mais là encore, la préstation en demi-teinte de Roby inquiète. N'étant que l'ombre de lui-même, les critiques fusent déjà à son encontre, et des doutes sont émis sur son "talent présuposé". Heureusement, la Squaddra se qualifie pour les huitièmes en tant que meilleur 3ème. Et là, il va pouvoir répondre à ses détracteurs.

Contre le Nigeria, c'est un match à élimination directe, et donc pas le droit à l'erreur surtout pour Roby qui y a tout à prouver. Et les choses débutent très mal pour les siens. Archi battus physiquement, et dominés de ce fait, les italiens concédent logiquement l'ouverture du score, sur un but d'Emmanuel Amuniké. Mais, en plus de remporter l'épreuve physique proposé par les Nigerians, ils doivent aussi compter sur "l'arbitrage" du mexicain Arturo Brizio Carter , profondement anti-italien pour on ne sait quel raison. En tout cas, pas moins de 6 italiens seront avertis: Massaro, Costacurta, Dino Baggio, Signori et Maldini. Plus grave, Gianfranco Zola, rentré à peine il y a 10 minutes, est expulsé pour une faute qui n'existe que dans son imagination. Et là c'est le tournant. Révoltés, les Italiens se ruent à l'attaque. A 10 contre 11, le dernier quart d'heure se passe entièrement dans la moitié de terrain nigeriane, mais du fait de l'éxpulsionITALIE 2-1 NIGERIA: BAGGIOOOOOOO !!!!! de Zola, et donc avec le seul Massaro en attaque, le taux d'occasions ratées est de 100 %, jusqu'à la 88ème minute. L'arbitre étant capable de siffler la fin du match dès la 90ème, sans même les arrêts de jeu, il faut donc se depêcher, mais ça sentait quand même le roussi. Pourtant, il était dit que Carter n'était pas né pour battre la Squaddra Azzurra presque à lui tout seul. Et à cet instant, sur une énième relance de Mussi, Roby reussit à controler derriere la défense. Pour une fois qu'il n'est pas sifflé hors jeu, un controle orienté pour prendre de l'élan, et un tir, un tir de faible puissance, à ras de terre, mais bien croisé reussit l'exploit d'être hors de portée du gardien Nigerian, Rufai. Incroyable, la Squaddra arrache les prolongations. Prolongations à sens unique, les Nigerians à bout de souffle, exténués perdent enfin le duel physique. Ultra dominés, ils concéderont au moins 2 penalties, que notre cher Carter oubliera de siffler. Mais ce n'est que partie remise, le 3ème sera tellement indiscutable qu'il lui sera impossible de ne pas le voir: transformation de Roby... et toute l'Italie peut crier: BAGGIOOOOOOO !!!!!. 1ère réponse...Prochain adversaire: l'Espagne.
Ce sont les quarts de finale, contre l'Espagne. Là, l'arbitre Sandor Puhl reste cool, sans tergiverser. Dominés, les ITALIE 2-1 ESPAGNE Italiens ouvrent pourtant le score dès la 23ème, par Dino Baggio. Appliquant le Catenaccio, tout le monde croit en la qualification, surtout que les Espagnols, par l'intermédiaire de Luis Enriqué, ne se montrait que rarement dangereux, malgré une écrasante passession de balle. Mais à force subir, la défense milanaise finit par craquer, et c'est Caminero qui égalise. Le match se stabilise, et on croit se diriger vers les prolongations lorsque, sur un dégagement de Berti et une déviation de Massaro, Roby sans contrôle, reussit à crocheter Zubizarreta, le gardien espagnol, et n'a plus qu'à pousser le ballon dans les buts vides: 2-1 !!!!!!!!! 2ème réponse
 Contre la Bulgarie, l'Italie joue en demi. Et elle entame bien la partie, en dominant relativement. Et c'est fort logiquement que, sur une pichenette d'Albertini dans le dos de la défense, Roby, d'un tir croisé dans le petit filet droit deITALIE 2-1 BULGARIE Mihaylov, le gardien bulgare, reussit à ouvrir le score dès la 20ème. Et 5 minutes plus tard, sur une touche de Dino Baggio, à 30 métres du but, "El Divin Codino", aprés controle, pousse une fois le ballon, crochette un défenseur et, voyant qu'il n'est plus attaqué, ce qui a été selon moi l'erreur fatale aux Bulgares, il décoche un interieur du pied pas trés puissant, mais assez lifté pour avoir l'effet escompté: il contourne Mihaylov en s'en va mourrir dans le petit filet: 2-0. A partir de là, le Catenaccio se remet en place, et le penalty reussit par Stoitchkov juste avant la fin de la 1ère période n'y changera rien: la seconde mi-temps ne sera q'une formalité. Du moins c'est ce qu'on pensait car en essayant de dribbler Ivanov sur la ligne de touche, Roby se blesse, assez serieusement pour se faire remplacer par Signori, et compromettre sa finale, une finale qu'il a pourtant conquise à lui tout seul !!!!!! Malgré tout, c'est sa 3ème réponse...
N'écoutant pas le docteur qui lui déconseille de participer à la finale, il y joue quand même. Match dominé par les Brésiliens, mais à noter quand même quelques étincelles "Baggistes": un tir trop écrasé, seul devant Taffarel, alors qu'il s'était pourtant ouvert les chemins du but aprés un une-deux avec Massaro, une action synonyme de but en temps normal, mais c'était sans compter sur ses multiples crampes..., une reprise de volée des 30 métres, aprés s'être amené le ballon de la tête, sur une touche d'Albertini, mais que détournera Taffarel en corner, sur une bonne detente... Bref 0-0 après 120 minutes de jeu, on a recours  aux tirs au but pour départager les deux équipes. Aprés ceux de Baresi et de Massaro, (à noter les transformations d'Albertini et d'Evani) Baggio ratera le dernier penalty, le plus important, consacrant la victoire brésilienne (à cause notamment de sa récente blessure et des crampes subies au cours du match). Mais il y sera sacré quand même second meilleur buteur et 2nd meilleur joueur du tournoi. 4ème REPONSE

JUVENTUS: La poisse commence

Roby à la Juve

     A la saison 1994-1995, la Juve fait entrer en scène sa nouvelle recrue: Alessandro Del Piero. Avec le remplacement de Trappatoni par Marcello Lippi, Baggio reste sur le banc de touche, car le nouvel entraîneur préférant Del Piero. Il ne jouera cette année que 17 matchs en championnat pour 8 buts, 4 matchs en coupe d'Italie pour 2 buts et 8 matchs en coupe de l'UEFA pour 4 buts. Et le comble aprés une saison difficile, les dirigeants du club lui proposent le marché suivant: "Ou tu diminues d'1/3 ton salaire actuel, ou tu pars". Alors, Roby choisit de quitter Turin. Après hésitations entre l'Inter et le Milan, il opte pour le deuxième. L'annonce officielle se fit le jeudi 06 juillet 1995.

MILAN AC: Et ça continue...

Roby au Milan AC

     Dans ce club rossoneri, Baggio n'est que remplaçant. Capello ne le fit jouer dans sa première saison que 28 fois en championnat, rarement titulaire, où il n'inscrivit que 7 buts. Sa seconde est marquée par l'arrivée d'un nouvel entraineur, Tabarez; mais décidement, la malchance le poursuit car, pour cumul de mauvais résultats, ce dernier est remplacé par...Sacchi, Arrigo Sacchi, celui qui l'avait lors de la Coupe du Monde 94 !!! Dans cette difficile saison, il ne jouera que 23 matchs pour 5 buts. Ne s'entendant pas avec le nouveau coach, il signe à Bologne le vendredi, 18 juillet 1997.             

Excellent à Bologne, trés bon en France

Roby à Bologne Roby-Vieri: un duo qui aurait pu mieux fonctionner ...

     Roby y fait une excellente saison en marquant en championnat 22 buts en 30 matchs et 1 but en 3 matchs de coupe d'Italie (3eme meilleur buteur). Naturellement, Cesare Maldini, le sélectionneur national l'appelle pour la coupe du monde 98
L'Italie partage sa poule avec le Chili, le Cameroun et l'Autriche.Contre le Chili, au premier match, les choses débutent bien. En effet, dès la 10ème minute, sur une longue traversale de Maldini, Roby, sans contrôle, d'un plat du pied, dévie OUF !!!!! C'est reussipour Vieri qui n'a plus qu'à pousser le ballon hors de portée de Tapia: 1-0. Puis 2 buts de Salas metteront l'Italie au pied du mur, position inconfortable d'où les sortira Baggio: 85ème minute, énième attaque italienne, Roby en pleine surface, en possession du ballon attend d'abord un démarquage d'Inzaghi, mais celui-ci restant immobile, Roby, d'une louche, "dépose" le ballon sur la main de Fuentes, le défenseur chilien. Involontairement ? Personne ne saura. En tout cas, M. Bouchardeau, l'arbitre nigérian, sifflera penalty sans aucune hésitation, pénalty contestable, reussit par Roby, son premier en équipe nationale depuis la finale de 94: 2-2. Baggio-Inzaghi: un tandem de choc !!!!

Au 2ème match, contre le Cameroun, il ne jouera que 65 minutes, remplacé par Del Piero, mais il aura quand même le temps de réaliser sa seconde passe décisive, un centre pour la tête de Di Biagio.Score final: 3-0. Le dernier verra une inversion des roles entre lui et Del Piero. Ce dernier titulaire sera remplacé par Roby à la 72ème. Mais malgré ce court laps de temps passé sur le terrain, cela lui suffira pour s'illustrer. A la 89ème, sur un débordement d'Inzaghi, Baggio, à la réception du centre, n'a plus qu'à feinter le plongeon du gardien pour mettre le ballon au fond de ses filets: 2-0. 2 minutes plus tard, il tente de lui rendre l'appareil. Aprés avoir passé en revue toute la défense autrichienne, il décale pour Inzaghi qui, malheureusement, gené par le retour d'un défenseur, ne convertira pas l'occas... 2-1, les autrichiens réduiront le score sur pénalty.
L'Italie se qualifie donc pour les huitièmes, 1ère de son groupe. Elle y battra la Norvége 1-0, but de Vieri; mais sans Roby.
En quart de finale, la Squaddra est opposée à la France. Durant les 66 premières minutes, on assiste à une Italie sans meneur de jeu du fait d'un Del Piero inexistant. A la 67ème, enfin, Cesare Maldini decide de le sortir, et de faire rentrer Roby, jusque là dominés, l'espoir renait chez les Italiens. Espoir qu'il faillit transformer en realité, quand, sur une louche d'Albertini, il la reprit de volée de l'exterieur du pied...Trop de l'exterieur peut-être, car même si Barthez était battu, le ballon, lui, se dérobe juste devant la lucarne et frole son montant droit... La poisse, il a raté la balle de match, le but en or de...ça, il ne lui fallait que...ça pour envoyer l'Italie en demie, et même s'il ne manquera pas tir au but, Di Biagio lui touchera la barre... A partir de ce Mondial, Roby est devenu le premier et le seul (encore) italien à avoir marqué lors de 3 coupes du monde differentes. Ce sera sa 3ème et dernière coupe du monde, et la 3ème et derniere fois qu'il se fera sortir dans les tirs au but...

INTER: Et c'est (re)parti

Roby à l'Inter Inter-Real 3-1, le 1er des 2 buts de Roby

     Luigi simoni, l'entraineur de l'Inter, l'acheta pour deux saisons. Mais, décidément, les clubs milanais ne lui réussissent pas, ou bien a-t-il du faire les mauvais choix et aurait du faire l'inverse: Inter en 1996 et Milan en 1999.... En effet, cette année pleine de promesse (surtout en vue du duo Baggio-Ronaldo) est marquée par un veritable defilé de coachs dans l'equipe nerrazzura. Après le limogeage de Simoni, c'est au tour de Lucescu, Castellini et puis Hodgson. Il y aura en somme quatre entraîneurs licenciés cette année-là. Baggio marquera 5 buts en 23 matchs. Blessé en début en de saison, il y aura quand même ses heures de gloire, surtout lors de l'avant dernière journée contre le Real Madrid en Champions League, match crucial pour l'Inter, match que denouera Roby, entré en cours de jeu, grace à un doublé: un tir à l'entrée de la surface de réparation aprés un une-deux avec Ronaldo, un crochet sur le gardien madrilene pour envoyer...les tiffosis interistes aux anges...
     A la seconde, Lippi s'asseoit sur le banc de coach de l'équipe. C'est la deuxième fois qu'ils se partagent le même club et, comme la dernière fois, Roby se retrouve sur la touche. Surtout que l'arrivée de Vieri ne lui facilite pas la tâche. Mais c'est surtout l'entraîneur qui lui mettra des bâtons dans les...pieds. La dispute entre eux éclate dès le début de saison, et le coach utilise sa superiorité hierarchique pour se venger. En effet, lorsque l'équipe domine, il n'hesite pas à envoyer Roby à l'échauffement...jusqu'à la fin du match, et même lorsque les autres attaquants ont des soucis physiques, Roby peut se retrouver, selon les humeurs de Lippi, au mieux à l'échauffement, au pire dans les tribunes, ou chez lui. Mais, Roby reste Baggio, et Baggio est le "Divin Codino" et lorsqu'il en a l'occasion, il lui montre à cet "entraîneur" son talent et sa vraie valeur. Exemple: 31ème journée, l'Inter tenu en echec à domicile 0-0 par Bari fait suite à une série de mauvais résultats du club depuis quelques temps, et le club est depuis longtemps largué pour la course au titre. Un nul à domicile scellerait le sort du coach... Preuve de sa mauvaise foi, lors de ce match, il n'hesite pas à faire rentrer Roby pour sauver la situation: il marque et offre un caviar à Recoba et l'Inter gagne 3-0. Autre exemple: l'Inter finit la saison à la 4ème place qualificative pour le tour preliminaire de la Champions League, ex æquo avec Parme, il faudra donc un "spareggio", un match de barrages, pour les départager. Il gagnera ce match 3-1, grace à un doublé de ...Baggio, qui sauve par la même occasion sa tête au coach. Bref, il ne jouera cette saison que 18 matchs pour 6 buts, 18 matchs où il sera rarement titulaire et, par conséquent, n'est pas du voyage pour l'Euro 2000. Les 2 hommes ne se supportant plus, l'un d'eux devait quitter le navire, et ce fut Roby. Pour la petite histoire, sachez que Lippi ne reussira pas à qualifier l'équipe pour la C1, et ne la dirigera lors de la saison suivante que durant ...1 journée: il sera viré aprés une défaite 2-1 contre Vicenza lors de la 1ère journée.

BRESCIA: La renaissance

 

L'annonce officielle de Roby à Brescia           Roby à Brescia

     Puis, Baggio rejoignit Brescia à la saison 2000-2001. Blessé en janvier à sa première année, il jouera 25 matchs pour 10 buts en championnat et 2 matchs de coupe d'Italie. Malheureusement, sa deuxième sera beaucoup plus hachée. Ayant pour objectif de participer à son 4ème Mondial consecutif, il se blesse seulement après 8 journées (avec 8 buts, meilleur buteur du championnat), et ne reviendra qu'à la vingt-deuxième (22ème) journée pour se "reblesser" encore une fois, en disputant un match de coupe d'Italie contre Parme, et subir une opération au genou. Les medecins prédisant un arrêt de 4 à 6 mois, il reviendra au bout de 77 jours seulement, soit 2 mois et demi (record mondial !!!!!), pour n'effectuer son retour qu'à trois journées de la fin du championnat. Et lors de ces 3 derniers matchs, il marquera encore 3 buts. Donc, à la fin de cette saison, il a marqué 11 buts en 12 matchs de championnat. Malheureusement, ça n'a pas été suffisant pour convaincre le Trap de le sélectionner pour le Mondial 2002: il n'est pas du voyage.

Lazio-Brescia 3-1, Le but de Roby    Brescia-Milan 1-0

     Sa saison 2002-2003 a été la plus calme depuis son arrivée à Brescia. En effet, il n'a eu aucune blessure "grave". Auteur d'un championnat moyen avec 12 buts en 32 matchs et aussi quelques coups de genies (comme par exemple ce lob à la 27ème journée contre l'Atalanta, ou encore cette reprise de volée sans controle contre Piacenza à la 19ème journée, peut-être même ce décalage pour Appiah à la 33ème journée contre la Lazio après avoir feinté Stam...), il a été classé 8ème attaquant d'Italie par Yahoo Sport et 10ème meilleur buteur. A noter aussi la parution, d'abord en 2002 de son autobiographie Una porta nel cielo, bouquin où il traite surtout de sa vie sportive: ses chiffres, ses victoires, mais aussi ses défaites (le penalty raté de Los Angeles), de ses rapports avec certains coaches (Lippi y tient une bonne place !!!!)... Il a été vainqueur des 39èmes Premio Selezione Bancarella Sport 2002. En 2003, sortit "The Dream After", Il sogno dopo, suite logique du premier. Partant de sa saison de toutes les sensations de 2001-2002, saison où il a connu le bonheur d'etre à nouveau meilleur buteur, les blessures (sa 5ème opération !!!!!!), les joies d'un come-back reussi, puis la grande désillusion à cause d'un ostracisme inexplicable, il juge la situation actuelle du football italien, en crise constante.

Adieu, El Divin Codino

     En 2003-2004, la dérnière saison de sa carrière, il passe une "agréable saison", nostaligique d'abord, tant il se rememore200 !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! ses 20 ans avec des actions d'une sublissime beauté (15ème journée, une superbe reprise de volée en guise de doublé contre Siene; 33ème, une talonnade dans les airs comme passe decisive ou encore, en ce même match, son but, petit interieur du pied gauche après avoir crocheté Fernando Coutau et fixé Stam), emotionnelle ensuite, après avoir celebré son 200ème but contre Parme, la même équipe contre laquelle pourtant 2 ans plus tôt il s'était blessé et avait renoncé au Mondial 2002, et porté pour la derniere fois le maillot de la Squaddra Azzurra contre l'Espagne, triste enfin lors de son dernier match contre le Milan AC, apres le standing ovation du public milanais... Il a marqué 12 buts cette saison pour 15 passes decisives et une note moyenne de 7 (le max etant de 9).
     A sa retraite, Brescia a decidé de ne plus attribuer le numero 10, en hommage à celui qui a reussit à maintenir le club en Serie A durant 4 années de suite, lui qui n'y avait jamais passé 2 saisons consecutives dans son histoire.
En 2000, il a été désigné par les surfers 3ème meilleur joueur de l'histoire, derriere Maradona et Pelé, et même s'il n'est donc pas considéré comme le meilleur (même si Maradona l'a fait !!!), il restera, sans conteste, le joueur le plus aimé et le plus adulé de tous les temps.

 

 

FAYAAH-OUF Production