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Maestro Baggio... |
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"Maestro [Roberto] Baggio", le 5ème buteur Italien de l'histoire, fait parti des plus grands footballeurs de ce siecle. Charismatique, son toucher de balles, sa maestria, sa rapidité d'exécution et ses passes millimétrées sont rarissimes, voire même uniques. Roby est né de Florindo et Mathilde Baggio le 18 Février 1967, un Samedi à 18 heures 15 minutes à Caldogno, une petite ville du nord de Vicenze, en Italie. Avec Gianna, Walter, Carla, Giorgio, Anna Maria, Nadia et Eddy, ses frères et sœurs, il a commencé à jouer au foot dès ses premiers pas dans la maison familiale. A 9 ans, après seulement quelques matchs, il devient la nouvelle star de sa ville natale. En 1979, il marque 42 buts et fait 20 passes décisives dans sa première équipe officielle, Caldogno. Un an plus tard, il entre à Vicenza, en SÉRIE C. VICENZA: Révélation d'une star A sa première saison, Baggio ne joue qu'un match, car n'entrant pas dans les plans du coach Mazzia. Mais à la seconde, après le remplacement de Mazzia par Bruno Giorgi, il joua 6 matchs et dédia le premier but de sa carrière à "son sauveur", le nouvel entraîneur, pour le remercier de lui avoir fait confiance. A la saison 1984-1985, il est en forme. Avec 12 buts à son actif en 29 matchs, il permet à Vicenze de remonter en SÉRIE B. Alors, Sven Goran Erikson, impressionné par son talent, l'acheta pour son club, la Fiorentina. Il le rejoignit le vendredi 03 mai 1985 . FIORENTINA: Débuts en équipe nationale A sa première année, il ne joue que 5 matchs en coupe d'Italie, gravement blessé à la cheville. Mais heureusement, le docteur Bosquet réussit son opération et il guérit lentement. Il ne retournera dans les stades qu'à la saison suivante, le dimanche 21 septembre 1986, contre la Sampdoria. D'ailleurs, il décevra en ne marquant qu'un seul but dans ce championnat en 25 matchs, le dimanche 10 mai 1987, contre le Napoli, c'est le premier but en Série A de sa carrière, mais quel but, aprés avoir dribblé toute la défense...Il en sera de même pour sa troisième (27 matchs et 6 buts); et puis, ce sont les vrais débuts: le reveil !!! En effet, à l'année suivante, il marqua 15 buts en 30 matchs et 9 buts en 10 matchs de coupe d'Italie. Puis, deux évènements lui arrivèrent:
A la saison 1989-1990, il inscrit 17 buts en 32 matchs et aide aussi ce club à atteindre la finale de l'UEFA, mais il sera battu par la Juventus. Après, l'impensable se produit: cette dernière, la Juventus, l'ennemi de toujours de la Fiorentina, le met à ses services pour 17 millions de dollars US, un montant record. Alors, les supporters florentins, pour conserver leur idole, assiégent la maison du président et provoquent une énorme émeute (plus de 100 blessés). Puis, débutent les batailles rangées le jeudi 17 mai 1990, lors de l'annonce officielle de Baggio à la Juventus. Depuis lors, chaque Fiorentina - Juventus se termine par une baguarre. ITALIE 1990: Première médaille Ensuite, place à la Coupe du Monde, Italie 90. Sa bonne préstation durant la saison 1989-1990 lui permet d'être sélectionné. Mais à cause de sa jeunesse et de son inexpérience face à Salvatore Schillaci et Gianluca Vialli, il reste sur le banc les deux premiers matchs. Mais au troisième, contre la Tchécoslovaquie, il joua, gagna et en prime, notre"Divin à la queue de cheval" se paie le luxe, pour son premier match en Coupe du Monde, de traverser litteralement le terrain pour marquer le second plus beau but de toutes les Coupes du Monde. Après ça, l'Italie se qualifiera pour les huitièmes, quarts et demi-finales où elle sera éliminée par l'Argentine. Dans ce match, Roby rentré trop tardivement, n'arrivera pas changer le cours du jeu. Finalement, la Squadra Azzurra se classera troisième, 2-1 contre l'Angleterre où, auteur du premier but, il préferera laisser Schillaci transformer le penalty et marquer le deuxième but, afin d'être sacré meilleur buteur de la competition. JUVENTUS: La logique récompense A la
saison 90-91, sa première dans le club bianconeri, il marque 14 buts en 33
matchs de championnat, 4 buts en 6 matchs de coupe d'Italie et 9 buts en 8
matchs de coupe de l'UEFA. Malgré de fréquentes bonnes préstations, ses débuts
sont difficiles dans son nouveau club, car il n'est pas du tout apprécié des
supporters, mais il faut aussi ajouter que ce sentiment était reciproque, lui
qui n'a jamais voulu quitter sa Viola adorée. De toute façon, cela ne durera
pas car il s'imposera dans le cœur des tiffosis, et s'affirmera peu à peu
comme le veritable leader de l'équipe. Le lundi 02 décembre
1991, il fête la naissance de sa fille Valentina. A la saison suivante, il
ajoute à son compteur personnel 18 buts en 32 matchs. La saison 92-93 sera la
meilleure avec la vecchia signora: Et parmi ces 6 buts en UEFA, les 5 seront inscrits lors des 2 derniers matchs: un triplé en demi-finale contre le PSG, et un doublé en finale contre le Borussia Dortmund; et c'est son premier titre majeur. En Décembre, il est logiquement sacré meilleur joueur d'Europe et du Monde de l'année 1993, ballon d'or et meilleur joueur FIFA. La saison suivante, il marque 17 buts en 32 matchs en Calcio, 2 buts en 2 matchs de coupe d'Italie et 3 buts en 7 matchs de coupe de l'UEFA. En mai 94, juste avant la coupe du monde, sa femme lui donne un second enfant, un garçon cette fois; il se nomme Mattia . USA 94: Le ratage final Puis vint la coupe
du monde 1994. Comme celle précédente, Roby est sélectionné, avec comme
coach Arrigo Sacchi, mais cette fois-ci, et un statut de titulaire indiscutable
(privilége qu'il ne partage qu'avec les 4 défenseurs milanais Baresi, Maldini,
Costacurta et Tassoti). Au premier tour, tout le monde attend la nouvelle star
italienne, mondiale, Roberto Baggio, trop attendu peut-être, car pour son 1er
match contre l'Irlande, l'Italie, mais surtout Roby deçoivent. Une équipe sans
fond de jeu, un meneur transparent, ils disputeront leur pire match de la compêtition.
C'est sans surprise qu'il se solde par une défaite 1-0. Contre la Norvége,
pour la 2ème journée, la Squaddra joue déjà sa survie. Une défaite annulant
toutes ses chances de qualification, elle aura besoin d'un Roby des grands jours
pour se tirer d'affaire. L'Italie débute bien la rencontre. Avec un Roby un peu
plus inspiré, elle domine le match, mais sans pour autant concrétiser ses
occas. Pourtant, dès leur première action, les norvégiens se procurent la
meilleure occasion du match: sur un dégagement qui semble annodin du défenseur
Berg, Leonhardsen reussit à se faufiler derrière l'arriere garde italienne, et
Pagliuca, le gardien est obligé d'intervenir et de degager des points...en
dehors de Contre le Nigeria, c'est un match à élimination
directe, et donc pas le droit à l'erreur surtout pour Roby qui y a tout à
prouver. Et les choses débutent très mal pour les siens. Archi battus
physiquement, et dominés de ce fait, les italiens concédent logiquement
l'ouverture du score, sur un but d'Emmanuel Amuniké. Mais, en plus de remporter
l'épreuve physique proposé par les Nigerians, ils doivent aussi compter sur
"l'arbitrage" du mexicain Arturo Brizio Carter , profondement anti-italien
pour on ne sait quel raison. En tout cas, pas moins de 6 italiens seront avertis:
Massaro, Costacurta, Dino Baggio, Signori et Maldini. Plus grave, Gianfranco
Zola, rentré à peine il y a 10 minutes, est expulsé pour une faute qui
n'existe que dans son imagination. Et là c'est le tournant. Révoltés, les
Italiens se ruent à l'attaque. A 10 contre 11, le dernier quart d'heure se
passe entièrement dans la moitié de terrain nigeriane, mais du fait de l'éxpulsion JUVENTUS: La poisse commence A la saison 1994-1995, la Juve fait entrer en scène sa nouvelle recrue: Alessandro Del Piero. Avec le remplacement de Trappatoni par Marcello Lippi, Baggio reste sur le banc de touche, car le nouvel entraîneur préférant Del Piero. Il ne jouera cette année que 17 matchs en championnat pour 8 buts, 4 matchs en coupe d'Italie pour 2 buts et 8 matchs en coupe de l'UEFA pour 4 buts. Et le comble aprés une saison difficile, les dirigeants du club lui proposent le marché suivant: "Ou tu diminues d'1/3 ton salaire actuel, ou tu pars". Alors, Roby choisit de quitter Turin. Après hésitations entre l'Inter et le Milan, il opte pour le deuxième. L'annonce officielle se fit le jeudi 06 juillet 1995. MILAN AC: Et ça continue... Dans ce club rossoneri, Baggio n'est que remplaçant. Capello ne le fit jouer dans sa première saison que 28 fois en championnat, rarement titulaire, où il n'inscrivit que 7 buts. Sa seconde est marquée par l'arrivée d'un nouvel entraineur, Tabarez; mais décidement, la malchance le poursuit car, pour cumul de mauvais résultats, ce dernier est remplacé par...Sacchi, Arrigo Sacchi, celui qui l'avait lors de la Coupe du Monde 94 !!! Dans cette difficile saison, il ne jouera que 23 matchs pour 5 buts. Ne s'entendant pas avec le nouveau coach, il signe à Bologne le vendredi, 18 juillet 1997. Excellent à Bologne, trés bon en France Roby y fait une
excellente saison en marquant en championnat 22 buts en 30 matchs et 1 but en 3
matchs de coupe d'Italie (3eme meilleur buteur). Naturellement, Cesare Maldini,
le sélectionneur national l'appelle pour la coupe
du monde 98. Au 2ème match, contre le
Cameroun, il ne jouera que 65 minutes, remplacé par Del Piero, mais il aura
quand même le temps de réaliser sa seconde passe décisive, un centre pour la
tête de Di Biagio.Score final: 3-0. Le dernier verra une inversion des roles
entre lui et Del Piero. Ce dernier titulaire sera remplacé par Roby à la 72ème.
Mais malgré ce court laps de temps passé sur le terrain, cela lui suffira pour
s'illustrer. A la 89ème, sur un débordement d'Inzaghi, Baggio, à la réception
du centre, n'a plus qu'à feinter le plongeon du gardien pour mettre le ballon
au fond de ses filets: 2-0. 2 minutes plus tard, il tente de lui rendre
l'appareil. Aprés avoir passé en revue toute la défense autrichienne, il décale
pour Inzaghi qui, malheureusement, gené par le retour d'un défenseur, ne
convertira pas l'occas... 2-1, les autrichiens réduiront le score sur pénalty. INTER: Et c'est (re)parti Luigi
simoni, l'entraineur de l'Inter, l'acheta pour deux saisons. Mais, décidément,
les clubs milanais ne lui réussissent pas, ou bien a-t-il du faire les mauvais
choix et aurait du faire l'inverse: Inter en 1996 et Milan en 1999.... En effet,
cette année pleine de promesse (surtout en vue du duo Baggio-Ronaldo) est marquée
par un veritable defilé de coachs dans l'equipe nerrazzura. Après le limogeage
de Simoni, c'est au tour de Lucescu, Castellini et puis Hodgson. Il y aura en
somme quatre entraîneurs licenciés cette année-là. Baggio marquera 5 buts en
23 matchs. Blessé en début en de saison, il y aura quand même ses heures de
gloire, surtout lors de l'avant dernière journée contre le Real Madrid en
Champions League, match crucial pour l'Inter, match que denouera Roby, entré en
cours de jeu, grace à un doublé: un tir à l'entrée de la surface de réparation
aprés un une-deux avec Ronaldo, un crochet sur le gardien madrilene pour
envoyer...les tiffosis interistes aux anges... BRESCIA: La renaissance
Puis, Baggio rejoignit Brescia à la saison 2000-2001. Blessé en janvier à sa première année, il jouera 25 matchs pour 10 buts en championnat et 2 matchs de coupe d'Italie. Malheureusement, sa deuxième sera beaucoup plus hachée. Ayant pour objectif de participer à son 4ème Mondial consecutif, il se blesse seulement après 8 journées (avec 8 buts, meilleur buteur du championnat), et ne reviendra qu'à la vingt-deuxième (22ème) journée pour se "reblesser" encore une fois, en disputant un match de coupe d'Italie contre Parme, et subir une opération au genou. Les medecins prédisant un arrêt de 4 à 6 mois, il reviendra au bout de 77 jours seulement, soit 2 mois et demi (record mondial !!!!!), pour n'effectuer son retour qu'à trois journées de la fin du championnat. Et lors de ces 3 derniers matchs, il marquera encore 3 buts. Donc, à la fin de cette saison, il a marqué 11 buts en 12 matchs de championnat. Malheureusement, ça n'a pas été suffisant pour convaincre le Trap de le sélectionner pour le Mondial 2002: il n'est pas du voyage. Sa saison 2002-2003 a été la plus calme depuis son arrivée à Brescia. En effet, il n'a eu aucune blessure "grave". Auteur d'un championnat moyen avec 12 buts en 32 matchs et aussi quelques coups de genies (comme par exemple ce lob à la 27ème journée contre l'Atalanta, ou encore cette reprise de volée sans controle contre Piacenza à la 19ème journée, peut-être même ce décalage pour Appiah à la 33ème journée contre la Lazio après avoir feinté Stam...), il a été classé 8ème attaquant d'Italie par Yahoo Sport et 10ème meilleur buteur. A noter aussi la parution, d'abord en 2002 de son autobiographie Una porta nel cielo, bouquin où il traite surtout de sa vie sportive: ses chiffres, ses victoires, mais aussi ses défaites (le penalty raté de Los Angeles), de ses rapports avec certains coaches (Lippi y tient une bonne place !!!!)... Il a été vainqueur des 39èmes Premio Selezione Bancarella Sport 2002. En 2003, sortit "The Dream After", Il sogno dopo, suite logique du premier. Partant de sa saison de toutes les sensations de 2001-2002, saison où il a connu le bonheur d'etre à nouveau meilleur buteur, les blessures (sa 5ème opération !!!!!!), les joies d'un come-back reussi, puis la grande désillusion à cause d'un ostracisme inexplicable, il juge la situation actuelle du football italien, en crise constante. En 2003-2004, la
dérnière saison de sa carrière, il passe une "agréable saison",
nostaligique d'abord, tant il se rememore
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